L’ambroisie et son pollen allergisant
L'ambroisie à feuille d'armoise est originaire d'Amérique du Nord. Elle est apparue en France en 1863, vraisemblablement introduite par un lot de semences fourragères. C'est à la faveur des grands travaux d'aménagement du territoire, depuis les années 50 qu'elle est partie à la conquête des zones où le climat lui était favorable.
Les graines d'ambroisie ne sont pas pourvues des dispositifs habituels permettant leur transport par le vent et leurs épines ne leur servent pas à s'accrocher au pelage des animaux.
Par contre, elles peuvent être entraînées par l'eau et elles collent parfaitement à la terre transportée par les semelles des souliers, les pneus des camions et des tracteurs et tous les engins qui travaillent le sol.
Les transports de terre contaminées contribuent fortement à dissémination des graines. Les machines agricoles jouent aussi un rôle lors de la récolte de culture contenant de l'ambroisie.
L'ambroisie est une herbe dont le pollen est très allergisant. Elle germe d'avril à juin et commence à produire ses semences en septembre. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que les symptômes apparaissent chez les sujets sensibles : le plus souvent rhinite allergique, conjonctivite, urticaire ou eczéma.
L'ambroisie colonise surtout les terrains nus : bordures de routes, terre plein d'autoroutes, terrains vacants, chantiers de constructions....Face au risque sanitaire associé au développement de cette plante, la lutte contre l'ambroisie est nécessaire. D'ailleurs plusieurs départements en France ont pris des arrêtés rendant obligatoire de détruire cette plante.
La région où la densité est la plus forte est la région Rhône Alpes. Les balises du réseau national de surveillance aérobiologique permettent de suivre le contenu de l'air en pollens et d'estimer un risque allergique.
La fleur mâle à maturité libère le pollen. Les fleurs femelles sont très discrètes insérées à l'aisselle des feuilles à la base des épis.