Le lion
Le lion de Belfort est une sculpture monumentale de Frédéric Bartholdi. Elle commémore la résistance de la ville menée par le colonel Denfert Rochereau pendant le siège de la ville par l'armée prussienne qui dura 103 jours ( de décembre 1870 à février 1871).
Longue de 22 m et haute de 11 m, elle est constituée de blocs de grès rose sculptés individuellement puis déplacés sous la citadelle pour y être assemblés.
Suit à des protestations allemandes, le fauve qui devait à l'origine faire face à l'ennemi est tourné vers l'ouest.

Bartholdi finance le 28 août 1880 une illumination de son œuvre qui est classée monument historique le 20 avril 1930. L'animal qui aurait servi de modèle à Bartholdi était Brutus, le lion de Jean-Baptiste Pezon, dompteur et directeur de la grande ménagerie lozérienne à Paris.
Quantité de légendes concernant l'animal sont transmises de bouche à oreille.
Certaines d'entre elles racontent qu'il serait creux, une rumeur,selon laquelle l'artiste se serait suicidé car il aurait oublié de sculpter une langue dans la gueule du fauve, court encore.
Cette rumeur est infondée car Bartholdi est décédé de mort naturelle, bien après. Cette fameuse langue manquante vient du fait que l'artiste revenait d'Egypte et que la sculpture du lion est directement inspirée des sphinx qui n'en possèdent pas. La présence de la langue à l'intérieur de la gueule du fauve a été attestée lors des derniers travaux de restauration.
Une réplique au tiers, en cuivre martelé, est placé à Paris place Denfert Rochereau et une autre au square Dorchester de Montréal.

Le lion fêtera ses 130 ans. Des travaux de nettoyage sont actuellement en cours, reprise et consolidation des joints, élimination des mousses, nettoyage de la statue et du socle.
Cet édifice n'ayant jamais été inauguré, la ville de Belfort envisage son inauguration en fin d'année.